3 février 2008

La pub fait-elle grossir ?

La pub fait-elle grossir ?
Vidéo envoyée par iPolTV

La pub est-elle responsable de la montée de l’obésité infantile ? Faut-il protéger les enfants en interdisants ces pubs, voire même la commercialisation de certains produits ?

Tribu gourmande

45 % des parents déclaraient ne pas avoir appris à leurs enfants à cuisiner et la génération qui a 50 ans aujourd’hui aurait déjà été victime d’une mauvaise transmission.» Partant de ce constat Delphine Stey, la fondatrice de l’entreprise a donc réquisitionné six membres de sa famille pour monter le site Tribu gourmande, entièrement dédié à la réalisation gratuite de compilations de recettes, avec la possibilité de passer à la phase livre imprimé, payante, elle. Fabriquer son propre livre de cuisine sur le Net pour récupérer à son tour les recettes de sa famille, en interrogeant les grands-parents notamment, histoire d’empêcher tout ce savoir-faire générationnel de disparaître.

Private cloud

Que faire le dimanche? Faites donc la grasse matinée dans votre "Private cloud" (nuage privé), ce lit à bascule déssiné par l'allemand Manuel Kloler.

2 février 2008

L’EeePC

L’eeePC (prononcez Ipici) le microportable low-cost (299 euros, prix conseillé),  commercialisé depuis une dizaine de jours chez Darty, à la Fnac et sur le Net, est quasi introuvable. A moins d’acheter la petite machine couplée avec un abonnement à SFR afin de surfer sur Internet, via le réseau mobile de l’opérateur. 
Le petit micro séduit surtout par son prix low-cost : « D’ordinaire, les micros ultraportables sont vendus trois fois plus cher que l’eeePC », explique Bernard Villégier, chef du secteur téléphonie à la Fnac. Du coup, « les gens le choisissent comme un second équipement, c’est un peu la radio dans la salle de bains. Ou le PC qu’on emmène en week-end ». Et d'ajouter : « Il y a en France une forte communauté Linux » et elle se serait emballée pour cette machine qui boude le système d’exploitation de Microsoft.

1 février 2008

Bière millésimée


Le cinquième brasseur mondial, le danois Carlsberg, s’est lancé dans la bière grand cru, un millésime à 270 euros la bouteille, décorée d’une lithographie originale.
« Je me suis demandé il y a deux ans pourquoi ne pas faire une bière exclusive, unique et en nombre limité comme pour le vin avec ses bonnes années et ses millésimes », a expliqué le concepteur du projet Jens Eiken, expert en « bières spéciales » de Carlsberg.
Baptisée « Jacobsen Vintage No.1. 2008 », clin d’oeil à l’année en cours, cette édition qui compte 600 bouteilles, a été fabriquée dans les caves datant de 1847 du fondateur de Carlsberg, J.C. Jacobsen.
Elle est de type « Barley Wine », un breuvage brun et fort, né en Angleterre au 19e siècle.
« C’est comme un champagne ’vintage’ (élaboré à base de grands crus et de premiers crus) qui peut vieillir dix à quinze ans alors que la bière classique se conserve pendant un an au maximum », affirme M. Eiken.
Mûrie six mois dans de nouveaux fûts de chêne de France et de Suède, à base de blé et de houblon, cette bière artisanale, titrant 10,5 %, dégage « des arômes de vanille, de caramel, de chêne fumé, de Sherry et Madère, qui lui confèrent une personnalité exceptionnelle », affirme le brasseur.
Selon lui, son prix n’est pas exorbitant, « car il a fallu presque deux ans pour développer cette bière » dont le processus de fabrication est « coûteux ».
« La bouteille vide, avec une lithographie originale de l’artiste danois Frans Kannik, avec quatre motifs différents de la mythologie nordique relatant Sif, la femme aux cheveux d’or de Thor, coûte à elle seule 500 couronnes ».

Cheeseburger en conserve


Leclerc et les industriels

Les centres Leclerc ont mis leur menace à exécution en annonçant jeudi qu’ils allaient retirer de leurs rayons le 1er février six articles très connus de grandes marques, en accusant les industriels de leur imposer des tarifs trop élevés.
Les centres vont retirer la boîte de 12 fromages La Vache qui rit (de Bel), un produit d’entretien Ajax (Colgate-Palmolive), des crèmes anti-rides (L’Oréal et Nivea), un sirop Pulco (Orangina) et un gâteau Brossard (Saveurs de France).
Selon Leclerc, les industriels ont proposé des hausses de tarifs  pour ces produits allant de 18,29% à 20,63%, au cours des derniers mois.
«Les six articles emblématiques sont retirés le 1er février de nos magasins. Ils y reviendront quand les fournisseurs se seront engagés à ce que ces produits n’augmentent pas plus que la moyenne de leur gamme», a déclaré à l’AFP Michel-Edouard Leclerc, patron des centres éponymes. «Une centaine d’articles sont sur la sellette».

Grève dans la grande distribution

Selon la CGT, à l'origine, avec FO et la CFDT d'un appel à la grève pour le pouvoir d'achat, 80% des enseignes sont touchées. Le patronat évalue quant à lui à 2% le taux de grévistes.
Chez Carrefour, la direction a comptabilisé des grévistes dans 100 hypermarchés sur 226. Chez Champion, 17 supermarchés étaient touchés sur 1.030, et les grévistes étaient au nombre de 170, selon la direction.
Chez Monoprix, la direction a comptabilisé 150 salariés qui ont débrayé ou se sont mis en grève, sur un effectif de 20.000 salariés. Dix magasins sur 300 ont été touchés par le mouvement.

Danger aluminium

Sujet explosif abordé hier sur France Inter. Isabelle Giordano l’animatrice de l’émission “Service Public” a fait tomber un tabou. Celui d’une eau potable de qualité et neutre sur le plan sanitaire. Or selon une poignée de scientifiques et quelques études, Il semblerait qu’il existe une relation entre la présence d’aluminium dans l’eau potable et les risques de développer la maladie d’Alzheimer.
En 2000, l’étude PAQUID menée par une unité de l’INSERM sur les départements de la Gironde et de la Dordogne concluait que selon le taux d’aluminium dans l’eau potable (mais inférieur aux normes européennes), on pouvait avoir deux fois plus de risque de développer la maladie d’Alzheimer. Le risque, Henri Pézerat, éminent toxicologue, directeur de recherche honoraire au CNRS, souhaite le limiter. Comme de nombreux toxicologues, il demande que l’application immédiate d’une division par 4 de la norme sur le taux d’aluminium dans les réseaux publics d’eau potable. En pointe dans ce combat, le scientifique écrivait déjà en 2004 : ” Plusieurs études épidémiologique, dans six pays différents, ont conclu à une augmentation notable de l’incidence de la maladie d’Alzheimer en relation avec une concentration trop importante de l’aluminium dans l’eau de boisson. Des alternatives techniques existent, notamment comme à Paris où la société des eaux a recours à une désinfection par des sels de fer plutôt que du flocalu. Le problème étant bien que nous ne sommes pas tous égaux devant l’eau du robinet selon la zone de distribution où l’on habite. 

Source : Natura Vox

Les Malins du Midi

Le procès de Pierre Meneton fait figure de symbole. Attaqué par les industries salines pour avoir dénoncé les méfaits de l'excès de sel dans les aliments et la désinformation à laquelle se livrent ses opposants, son combat fait figure de symbole pour nombre de combats «citoyens».
Hier, devant le tribunal de grande instance de Paris, à l'ouverture de son procès, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour affirmer leur soutien au chercheur de l'Inserm. Ils profitent de l'occasion pour dénoncer les pressions dont sont victimes les «lanceurs d'alertes» sur les dérives agro-alimentaires.
Parmi eux, Gille Lemaire, ancien secrétaire national des Verts et faucheur volontaire. Sous une pancarte «Informer n'est pas diffamer», il milite pour que «ces lanceurs d'alertes ne soient plus poursuivis et, au contraire, reconnus comme des gens qui remplissent leur rôle de citoyen».
Dans la salle de la 17e chambre d'audience du tribunal, sur le banc des accusés, outre Pierre Meneton, le rédacteur en chef et un journaliste du magazine «TOC», dans lequel le scientifique a commis ses déclarations.
Face à eux, des industriels du sel, notamment les Salines de l'Est et les Marais salins du Midi - que le procureur a heureusement renommé d'un lapsus «les Malins du Midi», provoquant les rires de la salle, toute acquise à la défense. 
Dans le public, le Professeur Patrick Vexiau, chef du service de diabétologie à l'hôpital Saint-Louis et secrétaire national de l'Association française des diabétiques (AFD). Avec son association, il soutien le combat de Pierre Meneton car «ce procès est le procès de la surdose de sel qui est l'une des principales causes d'hypertension. Or, 60 à 70% des diabétiques souffrent d'hypertension.» 
Il milite pour que la prévention soit mise en avant, «sinon, nous allons droit vers une catastrophe sanitaire. Il faut que les pouvoirs publics prennent conscience de ces risques et fassent pression, par la loi, pour que l'on ait une réelle information sur ce que l'on mange, dans la pub et sur les étiquettes.» Il rappelle enfin que «90% du sel que l'on mange est du sel caché, dans les aliments, et pas le sel que l'on rajoute à la maison».
Alors que le procès s'embourbe dans certains détails procéduriers, une gracile jeune femme en profite pour s'interroger sur l'opportunité de la plainte des industriels. «Je ne comprends pas leur action. Qu'ils gagnent ou qu'ils soient déboutés, ils vont mettre sur la place publique un débat qu'ils sont sûrs de perdre médiatiquement.»

source : Libé